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La Romieu. Du pain traçable de l'épi à la baguette

photo La Romieu. Du pain traçable de l'épi à la baguette

Des agriculteurs, un meunier et un boulanger, tous engagés dans une démarche bio et locale. A La Romieu, un projet commun voit le jour, pour créer une filière de transformation ultra moderne.

Dans la famille d'Oscar Coupey, on est meunier depuis le XIXe siècle. «On a eu des moulins brûlés par les Allemands à chaque guerre», plaisante l'intéressé, qui a repris le flambeau à La Romieu. Lui qui se définit comme «paysan avant tout», a décidé de créer un moulin pour traiter la production des agriculteurs bio du coin. «On avait la production en amont, mais on voulait sortir du petit collectif, avec des objectifs trop localisés. Il nous fallait un marché en aval.» A l'époque, aucune banque ne veut financer le projet. «J'ai rencontré Cyril Baland, et le courant est passé, d'autant que nous avons des intérêts communs : nous, il nous fallait un débouché assuré en aval ; lui cherchait des produits bio et locaux avec un approvisionnement stable.» Les banques trouvent soudain le projet formidable, et les fonds se débloquent, avec l'appui de la Région et de la Lomagne Gersoise. La SAS se met en place, et les agriculteurs sont rejoints par Cyril Balland et Jérémie Ginart, le patron de Relais Vert, leader de distribution en gros des produits alimentaires bio.

«Il y a une demande sociétale. Aujourd'hui, les gens veulent savoir d'où vient et qui produit ce qu'ils mangent, explique Cyril Baland, le créateur de Baland & Co, qui propose snacking et boulangerie bio. Ce projet me permet d'assurer mes approvisionnements, de les rendre traçable du champ à la baguette, ça m'autorise un développement de la marque, et d'offrir un pain différent.» Projet compliqué à mettre en place, mais il partage avec ses associés l'envie de faire profiter le territoire de l'engouement pour le bio et la sécurité alimentaire. «Au de-là du commerce, on accompagne les agriculteurs, en apportant de la valeur ajoutée, au lieu d'investir dans de l'immobilier.» La suppression des intermédiaires permet une redistribution plus équilibrée entre les acteurs de la filière.

L'installation, montée en quelques mois depuis octobre 2018, peut stocker 1 800 t, sur 2 500 m2 couverts, mais l'idée est d'écouler trois fois cette capacité dans l'année. «Les agriculteurs ont des capacités de stockages sur leurs installation : on peut refaire le stock en cours d'année», explique Oscar Coupey. Il faut répondre à la demande de la grande distribution bio, et à celle des boulangers de Baland & Co. Tout y est automatisé et pensé au maximum, depuis les circuits en tapis pour éviter de casser les graines, jusqu'aux trieuses optiques qui peuvent séparer les lentilles jusqu'à obtenir un produit pur à 99,99 %, en passant par les brosseuses qui ôtent les mycotoxines. Deux meules de granit sont en place, les premières de l'unité. «Nous sommes encore au stade où nous faisons des tests pour les farines, confie Oscar Coupey. On essaie différentes moutures, différentes variétés et mélanges…» Ce jour-là, les salariés de Baland & Co, dont le boulanger, sont venus voir sur place leur future source d'approvisionnement. Dans le petit labo de la meunerie, les sacs-tests sont alignés. On échange entre professionnels sur les qualités nutritionnelles, techniques, sur le prix avec les responsables des achats. «Nous sommes en contact direct, sans intermédiaire, insiste le meunier, et on sait à tout moment d'où vient le produit.»

Le chiffre : 30

producteurs > Bio. Outre les céréales, les agriculteurs partenaires de la SAS TG d'Oc produisent aussi des légumes secs, pour la distribution en magasin bio.

Filière agro : le grand manque gersois

La création de TG D'Oc répond à plusieurs besoins : les producteurs ont besoin de débouchés assurés ; les transformateurs, de matières premières en quantités suffisantes pour assurer l'amortissement des installations (celles de La Romieu ont coûté près de 3 M€) ; les distributeurs et boulangers veulent un approvisionnement garanti.

En dépit de son statut de 1er département bio de France, le Gers peine à alimenter avec régularité la filière agro alimentaire. À l'époque où il dirigeait BC Bio, Cyril Baland avait pu expérimenter la difficulté à s'approvisionner localement. Même problème pour Jérémie Jinard : Relais Vert livre plus de 1 400 magasins en France, et réclame également des quantités importantes. Pour autant, «le but n'est pas de prendre des marchés à d'autres entreprises, avertit Oscar Coupey. On est à l'opposé du système coopératif traditionnel. On ne compte pas faire de gros volumes. Nous sommes une filière intégrée, on travaille ensemble, sous contrat avec des producteurs, pour avoir le circuit le plus court possible entre le champ et l'assiette, le plus vertueux possible.»

TG D'Oc ne se limite pas au blé : lentilles, pois chiches, céréales rares ou anciennes, l'installation est adaptée pour toutes les cultures.

Source La Dépêche

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